Positionnement




Depuis 2001, ACF développe une approche complémentaire en zone urbaine et rurale, d’une part, en aidant les populations de la zone rurale de Bayan Ulgi, à faire face aux conditions et aléas climatiques afin de limiter l’exode vers les villes et d’autre part, en limitant l’impact de la pauvreté à Oulan Bator.
En 2007, ACF s’oriente vers un passage progressif d’une assistance directe à une assistance basée sur le renforcement des capacités locales des partenaires.
- Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations des quartiers périphériques d’Oulan Bator et de Bayan Ulgi. : soupes populaires pour les populations les plus vulnérables d’Oulan Bator ; promotion du maraîchage en zone péri-urbaine afin de diversifier l’alimentation et de gérer de petits revenus.
- Contribuer à l’amélioration du statut nutritionnel des enfants de moins de cinq ans via un renforcement des  capacités des structures de santé étatiques en termes de prévention et de traitement de la malnutrition.
- Répondre aux besoins des éleveurs en contribuant à la capitalisation de leurs troupeaux et en minimisant les risques futurs de décapitalisation à Bayan Ulgi.
- Intervenir dans les domaines de l’eau et l’assainissement par la sécurisation de sources, et la promotion de l’hygiène.

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La Mongolie


ACF en Mongolie en quelques chiffres

Données générales 2007

Nb d’expatriés :

4

Nb d’employés nationaux :

32

Nombre de bénéficiaires :

9 189

Budget en K€ :

454

Liste des bailleurs :

Union des Banques Suisses, Fondation Tolkien, ACF, Ville de Paris

Indice de développement humain du PNUD :

114 (sur 177)

Date de création de la mission :

2001


Contexte politique


Depuis les années 90, la Mongolie est en pleine transition économique, passant d’une économie planifiée à une économie de marché basée sur un processus de privatisation générale. La série de faillites qui en a résulté n’a épargné aucun secteur de l’économie, entraînant une augmentation massive et continue du chômage.

Cette situation de marasme économique  s’est vue aggravée par une succession de sécheresse et d’hivers très rigoureux, les «Dzüüds » (temps très froid avec de fortes tempêtes de neige) qui ont entraîné entre 1999 et 2002 la mort de 4 millions d’animaux (environ 15% du cheptel). Dans ce pays où 40% de la population vit de l’élevage, une telle crise a eu un impact très fort sur la sécurité alimentaire des foyers les plus pauvres. Un grand nombre des éleveurs ayant tout perdu a décidé d’émigrer vers les centres urbains, notamment la capitale Oulan Bator, avec l’espoir d'y trouver un emploi. Ils sont ainsi venus gonfler le nombre de personnes sans qualification et sans emploi dans ces villes déjà fortement touchées par la crise et peu préparées à recevoir ce flux de population.

Toutefois, depuis 2002, la Mongolie retrouve peu à peu le chemin de la croissance économique. Elle a atteint un taux de 9.9% en 2007. Le développement des exportations de matières premières a joué un rôle important à cet égard, auquel s’ajoutent la hausse des cours et l’accroissement de la demande chinoise. Par ailleurs, si le risque climatique demeure présent, le nombre de têtes de bétail est revenu à son niveau « d’avant Dzüüd », à savoir environ 30 millions. La vie politique traduit quant à elle l’enracinement progressif du pays dans la démocratie, avec toutefois quelques turbulences, comme en témoignent les manifestations du 1er juillet 2008, qui ont fait 5 morts et 300 blessés. 8 000 personnes avaient manifesté dans le centre d'Oulan Bator après que le PPRM (Parti Populaire Révolutionnaire Mongol) eut revendiqué la victoire aux législatives sans attendre les résultats officiels.

Si certains indicateurs semblent donc suggérer que la Mongolie sort peu à peu de la période de transition politico-économique qu’elle a connu depuis les années 90, la situation actuelle du pays témoigne de la persistance de vulnérabilités structurelles, auxquelles s’ajoutent des problématiques environnementales (désertification en zones rurales ; traitement des déchets et des eaux usées en zones urbaines). 36% de la population vit toujours en dessous du seuil de pauvreté (moins de 2 dollars par jour) et les inégalités en terme d’accès à la nourriture, à la santé, à l’eau(1)  et à l’éducation persistent voire augmentent. Une politique d’assistance sociale existe, mais son impact reste toutefois limité en raison de la corruption et de la bureaucratie, avec l’obstacle majeur de la procédure d’enregistrement sur les listes des khoroos(2) , qui conditionne l’accès à l’aide sociale et à la santé.


  (1)En 2006, selon le « Global Human Rights report », 38% de la population mongole n’avait pas accès à l’eau potable.
 (2) Khoroos : désigne les districts de la capitale du pays Oulan Bator
Départ le 12 juillet 2008 de Sens
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