Carnet de bord : Sens Mongolie via Moscou  
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Mercredi 16 juillet
Il nous a fallu plus de 3 heures pour sortir de Moscou et de son trafic routier dingue. Nous avons perdu la demi-journée gagnée auparavant et sommes désormais en retard d’une demi-journée. Nous rencontrons de grandes difficultés pour accéder à Internet : point surchargé, peu de haut débit, la fatigue….Nous révisons donc notre stratégie pour envoyer des photos et les textes :faire simple, extrêmement simple.
 

Jeudi 17 juillet
Après une nuit réparatrice dans un petit hôtel routier, nous repartons direction l’Oural. Nous venons ce matin de passer les 4000 km. Ce soir, après avoir passé Kasan, nous serons peut-être dans les montagnes de l‘Oural, frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie. La route n’est pas trop mauvaise (selon les critères russes). L’équipe s’entend à merveille, chacun, en plus de la route, avec ses propres préoccupations.
Philippe : « comment dire Internet en russe ? Il montre sa clé USB et espère capter dans le regard d’un russe une amicale compréhension : Da, ordinateur, internet….vodka…. ! »
Dina : « les camionneurs russes sont tous des gougeâts ». Elle les soupçonne d’être de vrais machos " Y sont pas sympas les routiers. »
Guy s’est fait arrêté quatre fois par les policiers, en comptant la fois en Ukraine : « je plaide innocent. Je fais l’innocent. Je le suis comme les autres conducteurs russes qui sont tous des chauffards ». Aucun bakchich n‘a été demandé, nette amélioration de la police Russe.
Thierry doit enlever Guy des mains des policiers Russes : «Ce sont des humains comme nous, il faut montrer une bonne figure…. » Ça marche bien, surtout lorsqu’il sort de la voiture la carte à la main, l’air désolé. C’est d’ailleurs lui qui est chargé de demander la route. Il ne connaît pas la langue, encore moins l’alphabet cyrillique….mais en faisant bonne figure un doigt pointe alternativement sur la carte et dans une direction : ça marche.